Etats d'âme Vie de maman

Allo Maman bobo ?

Le manque d’une mère se fait ressentir depuis que mon petit cœur s’est installé dans mon ventre. Il est là, présent dans mon cœur, dans mon esprit, dans ma vie. Je le vis comme une déception, un abandon. D’où vient cette solitude, ce manque ? Ma mère est absente de ma vie depuis un peu moins d’un an, les raisons sont diverses mais certainement irréversibles, du moins pour les prochains mois voir années à venir, c’est mon choix pour la sérénité de mon quotidien et ne pas souffrir de ces choix.
Pour cette deuxième grossesse, me voilà à nouveau alitée pour la santé de mon bébé et la mienne. Je n’ai plus mon échappatoire : mon travail. Je suis à la maison toute la journée, je m’ennuie, je cogite, et le manque d’une mère se fait de plus en plus intense. C’est vrai pour ma première grossesse, elle a été là, elle est venue me rendre visite si souvent, elle attendait mes appels chaque jour pour que je lui raconte ma journée, elle écoutait mes doutes, elle répondait à mes interrogations, elle m’a accompagné jusqu’au bout, elle est venue à l’hôpital chaque jour quand j’étais hospitalisé.

Une grossesse bouleverse la vie d’une femme, d’une future mère, même si j’ai déjà un petit garçon. Le mental est mis à rude épreuve durant cette période, c’est une remise en question perpétuelle, les angoisses sont nombreuses : Est-ce que je serais à la hauteur ? Est-ce que je serais une bonne mère ? Tant de questions qui persistent dans notre tête durant les 9 mois.

Et oui.. qui est mieux placé que sa mère, celle qui nous a mis au monde, pour nous rassurer, nous épauler, nous accompagner dans cette aventure ? Qui peut nous comprendre aussi parfaitement que notre propre mère ? J’ai beau avoir un mari attentionné, prévenant, une belle famille présente, à l’écoute, des amies à mes côtés, ça ne remplace pas la mère, celle qui nous a porté 9 mois. D’une certaine manière, notre mère nous a mis au monde, et c’est à nous maintenant d’enfanter et de faire un aussi joli travail avec nos enfants, alors son soutien parfois peut nous être essentiel dans ces instants de notre vie de future maman.

Plus généralement, je pense que notre famille nous manque beaucoup plus, précisément à ce stade de notre vie, nous avons envie de partager notre joie et nos doutes. Dans le remue-ménage que j’ai mené après la naissance de mon petit garçon, je n’ai pas perdu que ma mère, mais pas mal de ma famille proche. Je vais vous confier la tristesse que j’ai ressenti le jour des 2 ans de mon petit garçon : en un instant, j’ai réalisé que j’étais entouré de la meilleure famille qui soit, celle de mon mari, aimante et présente pour mon fils depuis déjà plus d’un an. Malgré ce bonheur, j’ai fait face à une triste réalité : cette famille, celle qui m’a adopté mon fils et moi, est là pour ce bel évènement et pas ma famille, mes proches, à moi, hormis mon frère, ces personnes, vous savez ceux qui vous connaissent depuis toujours, avec qui vous avez vos souvenirs, votre enfance, vos plus belles années, ceux qui vous connaissent parfaitement, avec qui vous êtes la plus naturelle, la plus souriante, et drôle, celle que vous êtes entièrement, sans gêne, sans malaise, sans peur de ne pas plaire, de ne pas être à la hauteur. Ca a été mon instant “coup de blues” de cette journée, mais le bonheur m’a rattrapé quand j’ai vu le bonheur, le sourire des personnes qui me sont les plus chères au monde : mon fils et mon mari ♥ , peu m’importait le reste… de toute façon, ce sera le cas pour de longues années encore, mon bonheur est de voir mes hommes heureux.

Bisous, FamilyL♥ve
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