” Avec moi, c’est un ange ! “

Quelle maman ne s’est pas retrouvé autour d’un café à 10h avec son mari, à 16h avec sa tante/cousine/belle maman ou à 18h avec sa maman/sa meilleure amie ou autre, les cernes jusqu’aux joues, les larmes aux yeux, à se plaindre à bout de nerfs parce que son petit monstre avait décidé ce matin même qu’il ne sortirait du lit seulement quand il en avait décidé, malgré que ça faisait 10 minutes qu’il vous appelait, que son biberon de lait était particulièrement chaud ce matin (QUOI!), qu’il avait décidé que vous deviez rester dans la même pièce à l’entendre pleurer, chouiner, se plaindre, oui même du livre mal rangé, ce qui a suscité une vive crise de sa part allez savoir pourquoi (?!), et qu’aux moindres de vos déplacements, ses “Mamaaan” auraient pu vous rendre sourde et ce, pendant ces longues heures où vous étiez en tête à tête avec lui… (je vous écourte le récit) et c’est là, qu’interviennent vos chers proches, qui vous ont répondu le sourire aux lèvres :

” Je ne comprends pas avec moi c’est un ange/il range/il joue calmement/il ne pleure jamais/Avec moi, il mange même sa purée de carottes (Mon fils n’aime pas la carotte ne me prend pas pour une débile et ce depuis la diversification, Grrr)/Il  a dormi jusqu’à 9h, je ne comprends pas qu’avec toi il se lève si tôt/Tous les matins où je le garde, c’est un amour, on reste 3h allongé sur le canapé (Pardon c’est une blague là ?! Je ne peux même pas m’asseoir deux secondes avec mon téléphone sinon je l’entends “MAMAN POSE ALLO”) ”

Et à ce moment même, vous avez envie de faire avaler le café par les trous de nez à la personne en face de vous (rires) !

Si l’une d’entre vous n’a jamais entendu ces remarques, vous en avez bien de la chance, parce que pour ma part je ne les compte même plus aujourd’hui et mon Doudou n’a que deux ans et trois mois. A ce moment précis où vos proches vous font tant d’éloges sur votre enfant “Regarde, je viens de lui dire de ranger, il s’exécute, je ne comprends pas le cinéma qu’il fait avec toi, c’est incroyable” entendez = MAUVAISE MERE que tu es. Vous avez d’autant plus envie de pleurer, d’hurler que vous avez compris que vous étiez une maman toute moisie ! Vous vous sentez en confiance là tout de suite hein ? Vous vous pensiez une mère à l’écoute de vos enfants, présente, prévenante, conciliante et vous vous prenez ça en pleine figure, ça passe drôlement mal dans votre petit coeur de Maman et la remise en question est de rigueur…

SAUF que je vous arrête tout de suite, ce n’est pas du tout le cas ! Je l’ai enfin compris…

On va donc discuter de l’attachement : la figure d’attachement et tout ce que ça implique. Votre bébé, dès son premier mois de vie va développer une relation d’attachement avec au moins une personne, cette personne s’occupe de lui, prend soin de lui et le rassure continuellement, chaque jour de sa vie. Cette personne va devenir sa figure d’attachement, elle va être à l’écoute de ses besoins tout au long des ces mois/années de vie. Cette personne va susciter chez le bébé/enfant un sentiment de sécurité, par sa présence, son réconfort, et ses soins, cela va permettre au bébé/enfant de se rassurer, se sentir aimé, écouté, et en sécurité avec cette personne. Les papas sont de plus en plus investit dans la vie de famille mais la figure d’attachement reste principalement la maman dans la plupart des cas, d’autant plus dans mon cas puisque je me suis occupé de mon fils, seule les premiers mois. L’enfant peut avoir plusieurs figures d’attachement, mais une hiérarchie va s’installer, la figure d’attachement principale sera au-dessus de : Papa, Mamie etc… et l’enfant ira instinctivement en cas d’angoisse vers sa figure d’attachement principale. La figure d’attachement offre au bébé/enfant tout le besoin affectif qu’il demande, et nourrit son développement social, intellectuel et culturel. En tant que figure d’attachement principale, on est pour le bébé/enfant la personne qui va lui permettre de se ressourcer, d’évacuer ses émotions, ses malaises, ses mal-êtres, ses besoins (en affection, en confiance, en sécurité).

Dès lors que vous savez tout ce processus d’attachement de votre bébé/enfant, vous pouvez tout à fait comprendre que ce dernier va donc avoir des comportements disproportionnés avec vous. Pourquoi ? Parce que durant la journée, votre bébé n’exprimera pas ses angoisses, son stress, ses inquiétudes, ses tristesses à autrui, ce ne sera qu’à vous, rien qu’à VOUS, toujours dans cet esprit de sécurité pour lui, car vous avez toujours été là, constamment à l’écoute de ses moindres besoins depuis ses premières secondes de vie. Vous comprendrez alors qu’en fin de journée, après du stress, une journée fatigante, votre enfant va parfois devenir un petit monstre par des cris, des moments de colère inexplicables pour un moindre fait banal, il va évacuer auprès de vous toutes les tensions accumulées durant sa journée, toutes ces émotions qu’il a cachées, toutes les angoisses qu’il a pu refoulées. Vous êtes sa personne de confiance, d’écoute, de sécurité, donc à ce moment là, tout va être prétexte à sortir (à sa manière) tout ce que son petit cœur retient. C’est vrai que ça peut paraître difficile pour nous les parents, nos journées sont compliquées aussi, on peut aussi avoir des périodes plus complexes où des choses nous tracassent et face à notre enfant “à fleur de peau”, on peut vite punir pour l’élément déclencheur sans penser que derrière il y a peut-être un petit quelque chose qui a tracassé notre enfant, et qu’il essaie de nous l’exprimer à sa manière.

J’ai toujours eu ce sentiment avec mon fils, ressenti notre attachement fusionnel, à cause de notre vécu à tous les deux dans ces premiers mois de vie.

Je ne vous cache pas que c’est difficile d’expliquer aux autres que NON, on n’est pas des mauvaises mère, malgré ce qu’on peut voir (rires) bien au contraire, on apporte l’essentiel à nos bébés/enfants, leur bien être intérieur. C’est même désarmant d’entendre dire tous ces divers propos ou éloges sur votre enfant et qu’on ne fait pas les choses correctement pour qu’avec nous, il se comporte ainsi alors qu’on apporte le meilleur finalement, mais c’est compliqué à faire entendre à autrui. Alors ne culpabilisez pas, écoutez votre instinct si vous ressentez la douleur intérieur de votre enfant. Et n’oubliez jamais qu’il vous aime, même s’il devient un petit monstre le soir dès qu’il vous retrouve, il cherche simplement à décharger tout ce qu’il a enfoui toute la journée, et n’attend de vous, qu’amour, affection et sécurité, et NON pas crie, rejet, distance, c’est au risque de laisser votre enfant dans son mal-être et perdre cette solide confiance.

Vous n’êtes pas seule, pensez aux papas, ils sont souvent eux aussi une figure d’attachement même si ce n’est pas la principale pour votre enfant, avec une relation particulière elle aussi avec l’enfant mais qui peut apporter un petit peu ces besoins quand vous saturez. Demandez, par exemple, à votre conjoint de jouer avec votre bébé/enfant, pour évacuer ses émotions. Le jeu est une bonne manière de s’exprimer, avec son papa, votre enfant va peut-être s’énerver, crier après ces petits bonhommes comme il aurait aimé le faire la journée (à la nounou, à la crèche) mais là, Papa sera là, à l’écoute, et va lui apporter confiance, soutien, et approbation.

N’oubliez jamais, vous êtes les meilleures mamans du monde ♥

Bisous, FamilyL♥ve

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